Choisir les couleurs d’une identité visuelle ne consiste pas à parcourir des palettes sur Pinterest jusqu’à trouver une combinaison “harmonieuse”.
Il ne s’agit pas d’un simple choix esthétique : la couleur structure la perception d’une identité, influence les émotions et participe à la compréhension immédiate d’un projet.
Une palette bien pensée donne une direction, une tonalité.
Commencer par la stratégie
Avant même de parler de couleurs, il est essentiel de définir ce que votre identité doit exprimer.
Que souhaitez-vous transmettre ?
Quelle impression votre image doit-elle laisser ?
Une identité peut être perçue comme :
- sobre et institutionnelle
- chaleureuse et accessible
- dynamique et expressive
La palette de couleurs est l’un des premiers éléments qui permet de traduire ces intentions.



Comprendre le rôle des couleurs
Chaque couleur véhicule des associations et des perceptions.
Sans entrer dans une approche trop théorique, il est utile de comprendre quelques principes simples :
- le rouge attire l’attention et peut suggérer l’énergie
- le bleu inspire souvent confiance et stabilité
- le vert évoque la nature, l’équilibre
- les tons neutres apportent de la sobriété et de la structure
Ces associations ne sont pas universelles, mais elles influencent la lecture d’une identité.
Le rôle du designer consiste à les utiliser avec justesse, en fonction du contexte et du projet.
Se situer dans son environnement
Une identité visuelle n’existe jamais seule.
Elle s’inscrit dans un contexte, un secteur, un univers graphique déjà existant.
Observer les codes visuels de votre domaine permet de comprendre :
- ce qui est attendu
- ce qui est déjà utilisé
- ce qui peut vous différencier
Par exemple, si un secteur privilégie des palettes très neutres, introduire une couleur plus marquée peut permettre de se distinguer. À l’inverse, dans un univers déjà très expressif, une palette plus retenue peut apporter de la clarté.



S’appuyer sur des références visuelles
Plutôt que de chercher directement des palettes de couleurs, il peut être plus pertinent de partir d’images, de matières ou d’ambiances.
Architecture, photographie, objets, typographies, matières…
Ces références permettent de construire un univers visuel plus riche et plus cohérent.
Le mood board est souvent utilisé à cette étape pour rassembler ces éléments et identifier des constantes : tonalités, contrastes, intensité des couleurs.
Construire une palette cohérente
Une palette de couleurs repose généralement sur plusieurs niveaux :
- une ou deux couleurs principales, qui structurent l’identité
- des couleurs secondaires, qui apportent des variations
- des tons neutres, qui assurent l’équilibre
Les couleurs principales définissent le caractère de l’identité.
Les couleurs secondaires permettent d’introduire de la nuance et de la flexibilité.
Les neutres jouent un rôle essentiel en facilitant la lisibilité et en évitant la surcharge visuelle.
Pour la création de l’identité visuelle d’Ivy Partners, par exemple, une palette restreinte a été choisie afin de garantir une cohérence forte sur des supports très variés, tout en permettant des variations maîtrisées.



Travailler le contraste et la lisibilité
Une palette de couleurs doit être pensée en situation réelle.
Les couleurs doivent offrir suffisamment de contraste pour garantir :
- la lisibilité des textes
- la hiérarchie des informations
- la clarté des compositions
Aujourd’hui, ces questions sont également liées à des enjeux d’accessibilité.
Une identité visuelle doit pouvoir être comprise par tous, quels que soient les supports.
Tester les couleurs sur différents formats (écran, impression, formats réduits) permet d’ajuster les choix et d’éviter les mauvaises surprises.
Tester et ajuster
Une palette ne se juge pas uniquement à travers des aplats de couleur.
Elle doit être testée :
- sur un site web
- sur des supports imprimés
- en association avec des images ou des typographies
Ces mises en situation permettent de vérifier si l’identité fonctionne réellement.
Pour la création de l’identité visuelle d’IDIM, des ajustements ont été nécessaires après les premiers tests afin d’équilibrer certaines couleurs et améliorer leur lisibilité.



Conclusion
Choisir les couleurs d’une identité visuelle ne relève pas d’un choix intuitif ou esthétique.
Il s’agit de construire un langage visuel cohérent, capable de traduire une intention, de s’inscrire dans un contexte et de fonctionner sur l’ensemble des supports.
Une palette bien pensée ne se contente pas d’être harmonieuse :
elle structure, guide et renforce l’identité.
Aller plus loin
Les couleurs ne sont qu’un élément parmi d’autres dans la construction d’une identité visuelle.
Typographies, mise en page, iconographie…
C’est l’ensemble de ces éléments qui permet de construire une image cohérente et durable.
Si vous souhaitez être accompagné dans la création ou l’évolution de votre identité visuelle, nous pouvons en discuter.


